Les fonds européens au secours de la recherche en République tchèque

60 milliards de couronnes (2,4 mlds €) du programme opérationnel Recherche et développement pour l’innovation étaient prévus pour la République tchèque dans le budget 2007-13. Une manne qui ne se reproduira pas mais devrait permettre un saut dans la société du savoir.

Juin 2013, Vestec près de Prague : les pelleteuses doivent entamer l’un des plus ambitieux chantiers dans le domaine de la recherche financés par le programme européen Recherche et développement pour l’innovation (RDI). Le centre de recherche Biocev, institut commun de l’Université Charles et de l’Académie des Sciences doit ouvrir ses portes fin 2015 et accueillir jusqu’à six cents chercheurs en biotechnologie et en biomédecine, deux des secteurs à la pointe de la recherche médicale à l’heure actuelle. La construction du centre d’une valeur d’un milliard de couronnes doit durer 18 mois avant l’équipement des laboratoires pour un montant de 1,35 milliards. D’ores et déjà, des chercheurs étrangers ont manifesté leur intérêt à venir travailler à Prague, en particulier de Chine.

Si Biocev représente la plus grosse enveloppe pour un seul projet, d’autres « centres d’excellence » et « centres régionaux » ont vu ou voient actuellement le jour. Au total, 40 milliards (1,6 mlds €) doivent être consacrés à la construction, rénovation et équipements de quelques dizaines de centres et instituts de recherche. A Brno par exemple, le Netme Centre (technologie pour l’industrie mécanique) étudiera les propriétés des matériaux et le Cetocoen (chimie environnementale) se consacrera à l’impact des matières toxiques sur l’homme et la nature. A Liberec, où les nanotechnologies sont reines, l’Université technique va pouvoir contruire et équiper un nouveau centre de recherche en lien avec les industriels de la région.

Le programme RDI comprend également une enveloppe de 12 milliards (0,5 mlds €) pour la modernisation des instituts de recherche universitaires et des universités tchèques afin de maintenir leur attractivité et leur potentiel scientifique. Six milliards (0,25 mlds €) sont aussi prévu pour la popularisation de la science et la commercialisation des découvertes. Cette dernière enveloppe est primordiale pour l’avenir des centres de recherche qui devront rapidement assurer leur propre financement, l’Etat tchèque étant incapable de financer sur son budget autant d’institutions scientifiques.

Fabrice Martin-Plichta

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